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Ici, on discute.
Sans titre et sans droit ... Même pas celui de la parole.
Il va donc vous falloir autre chose que des prétentions pour exister.
Merveilleuse aventure non ?

Deux thèmes vont, le plus souvent, constituer le contenu de ce blog:
morale et sexe; miam...!

Mais on parlera de plein d'autres choses, rassurez vous !

Les timides, n'hésitez pas à vous servir de ça aussi, je suis très gentil:

alexis.hilaire@hotmail.fr




 

Maintenant que vous êtes là, vous pouvez lire ce qui est écrit la dessous; c'est préférable.



Après, vous choisissez.

- Quand on est poli, on se présente. Une présentation signifie un prénom , un âge , une ville.

- Vous êtes là pour réfléchir, argumenter, dialoguer.

- Par principe, je ne vais pas être d'accord avec vous.

- Se taire. N'hésitez pas à venir dire votre hésitation, votre simple doute, voire même votre silence prudent...

- Les convaincus, prêcheurs, juges et autre militants n'ont aucune place ici. Ceux qui ont quelque chose à prouver vont avoir du mal avec moi. Ceux qui ont peur, qui hésitent, qui n'ont pas de prétentions peuvent s'asseoir... Il fait chaud ici.

- Ceux qui agissent, qui font ce qu'il peuvent, dans leur vie de tous les jours, sont aussi bienvenus.

- Les arguments comptent plus que vos idées. Si vous avez une idée, il y a de fortes chances pour que quelqu'un d'autre ait eu la même. En revanche, vos arguments sont peut-être intéressants.

- Langages SMS, phonétique ou sans orthographe : vous avez compris... Moi, j'ai le droit de faire des fautes, vous, non; toutefois, les spécialistes sont autorisés à venir faire leurs corrections.

- La censure est dure mais nécessaire. Peut être sera-t-elle même injuste ... Mais rassurez vous, cela ne fait pas mal.

- Si votre commentaire ne passe pas, recommencez ! Oui , il faut faire un effort.

- Soyez les bienvenus.
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

analyses

Vendredi 10 novembre 2006
Pas si facile de définir la pornographie...

1 - Les aspects commerciaux et machistes sont des épiphénomènes qui ne suffisent en rien à qualifier l'idée et surtout le fait social. Il existe une pornographie amateure, (partie adulte d'ober-blog par exemple...) où, ni l'argent, ni la soumission de la femme ne sont déterminant pour comprendre le phénomène.

2 - Elle est distinguée souvent de l'érotisme. Pour ma part, je trouve la différence minime. Demandons à un adolescent s'il fait une différence, ou remémorons nous  nos souvenirs de jeunes garçons ou filles, et finalement la distinction n'est pas naturelle. Elle est ésthétique, intellectuelle, mais fondamentalement, la représentation imagée de la sexualité humaine fonde les deux genres.

3 - Probablement, y a t il toujours eu des formes de pornographie. La différence essentielle qui fait le phénomène aujourd'hui est la facilité d'accès aux différentes formes de représentations de cette sexualité.

4 - Il y a un climat social de banalisation du sexuel, du moins dans les milieux urbains. L'accès aux images porno, tout comme aux partenaires sexuels est de plus en plus facile. La drague presque ouverte, comme s'en faisait écho "le parisien" il y a peu est possible. La fréquentation des tchats et sites de rencontres a ruiné la réalité ringarde de l'agence matrimoniale.

5 - Cette banalisation du sexuel n'a pas de signification. L'enjeu de la famille, des enfants est déconnecté de cette banalisation et restent des buts ultimes toujours difficile et complexe à atteindre.

6 - Si, la pornographie a toujours existé, si le sexuel et les images de la sexualité se diffusent librement, mais sans signification précise, où est le problème alors ?

7 - Précisemment dans cette absence de sens. Les religions, les croyances et les normes sociales ont toujours organisé le sexuel. Le sens du social disparaissant, la pornographie progesse, occupe le vide.

8 - L'idée serait que la pornographie est essentiellement la représentation imagée de la sauvagerie de l'acte sexuel. Dénuée de l'apparat culturel de l'érotisme, elle montre la réalité sauvage de la pulsion érotique.

9 - Il ne faut dès lors par sous-estimer la pornographie. Elle excite en nous le plus fort, le plus puissant, le plus violent instinct que nous ayons. Forme d'érotisme nu, déshabillée de tout habit civilisationnel, la pornographie détruit toute volonté de socialiser la relation sexuelle et la reproduction humaine.

10 - J'imagine deux perspectives : où bien la pornographie va se tuer elle-même, faisant disparaître le désir par l'exhibition forcée et forcenée de celui ci. L'individu atteint d'obsession sexuelle n'a plus qu'une nécessité : casser le cercle vicieux.

L'autre perspective est inverse: d'ici peu, nous forniquerons dans la rue. Sans trop savoir pourquoi...
Par Tocqueville
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Mardi 9 janvier 2007
J'avais 18ans...

Prépa Sc po, rue d'Assas et foyer d'étudiant dans le 6ème... L'une des plus belle année de ma vie. J'ai découvert la Ville, les Filles, et les idées aussi.


Les idées surtout.

Je me souviens de ce mec qui était adhérent dans six partis politiques différents... Il était à lui tout seul le paysage politique français !
Il avait les six cartes dans son portefeuille et les montrait comme un trésor, prudent car probablement vite taxé d'être arriviste ou indécis, par les abrutis. Je comprenais à peine ce qu'il racontait et j'entendais des mots bizarres : valoisiens, radical socialiste, action française, maoïste... En fait, la politique le passionnait. Il adorait les idées et c'était contagieux.


J'avais quelques potes qui avaient eu le bac dans des écoles de Jésuites. Impressionnants. L'un d'eux était déjà marié; niveau général excellent, de deux à trois ans d'avance sur moi qui avait offert un bac avec mention à ma chere maman. Ils hésitaient entre Sc po, HEC et hypocâgne, moi qui était si fiers d'être juste là. J'admirait.

Déjà, je commençais à me dire que peut être mon fils...

+++

Dix ans plus tard.
Paris n'est plus pareil.

+++

Dix ans avant, ma première arrivé dans le métro: un attroupement. J'ai peur. Mon papa n'a pas compris tout de suite. Il ne m'a pas empeché de voir.
Un grand type étendu par terre. Une balle dans le front. Juste un petit trou rouge, pas de sang. Il avait l'air calme.
Mon papa m'a tiré mais n'a rien dit. Choqué autant que son petit garçon suremment.
+++

Les étudiants ont des airs de gauchos frustrés. Rue de Lappe... Des caricatures d'étudiants.

Il y a un truc qui cloche. Un article de journal m'a un jour expliqué: il n'y a pas d'enfants dans les rues. Trop cher, l'enfant.
La jeunesse fait bander, l'enfant nous emmerde.


Des filles, étudiantes attardées ou premier jobs. Les filles du métro sont plus jolies que celle du RER.
Mais, j'ai l'impression qu'elles sont seules. En tout cas, elles vont faire leur mômes ailleurs. Val de Marne, Yvelines RER et le nez dans le bouquin...

Avec ces beaux mecs de province, et leur costard "Printemps". Ligne 1 ou RER A vers la défense. Venant de Sup de co, droit des affaires et allant au match de Rugby, au Frog, le Samedi.

Ils vont vite repartir. Toulouse, Rennes ou Lille et oublier.

Et ces cranes rasés. Pas si nombreux que ça...Mais voyant, ils font leur pub.
Lunettes noires carrées. Pubards, comm' ou marketing ...

Les ennemis de Sc po; Mes ennemis. Sincèremment.
 

Des petits fils de commercants qui n'ont qu'une valeur: le fric. Le social utile. La France qui se parfume mais qui pue.

Divorcés, famille recomposées à deux balles et moralistes avant tout. Noeud rouge anti-Sida et Parti socialiste of course. Des vicelards de première. Du genre à négocier sur la minorité sexuelle.
Du genre à négocier de toute façon. A refuser Londres.

De la profession libérale aussi. Beaucoup plus qu'ailleurs. Une pharmacie tous les 100 métres ... De la plaque dorée partout. Sous perfusion sécu quand même:  commercants et fonctionnaires à la fois. Pas de risques, les moyens d'emmerder le monde.

Quelques familles lunaires, égarés dans leur fief: catho tradi du coté du Luxembourg le dimanche ou de Vincennes, un garçon de 10 ans en pantalon court en velours cotelé...
Le grand père déjà avait fait "X" ou les mines. La figure écrasante.
Les seuls a être enraciné.

Des paumés aussi. Des qui parlent tout seul, de la blondasse de 45 balais qui rêve de sa fille le soir, qui lui pique son rouge à lèvre voire son string, du plan internet/minute, des femmes à la limite de l'expulsion pour loyer impayés, des cravates qui puent, du dragueur-violeur parce-que, merde, elles l'ont bien cherché...
Du déchet marketing: de l'invendu.

Le reste ? Des passagers. De la banlieue, du petit fonctionnaire, de la secrétaire honteuse et des employés du service compta. Des gens pas d'ici. C'était ça ou le guichet de la sécu à Epinal de toute façon.

+++

Paris n'est pas une ville. On y vient, on en part. Jamais pour y rester.
Ceux qui y sont nés haïssent l'extérieur. Ils ont bien raison. La Province doit être vaincue, comme son nom l'indique.

De l'immigrés, breton, basque, arabe...Des nomades, profiteurs, et voyageurs perdus.

D'où êtes vous ? Retournez-y. Paris n'existe pas. C'est une simple affiche, un décor, vide...
Un préservatif avec une tour eiffel dedans... Pas top la sensation.

Essayez de trouver quelqu'un pour vous raconter l'Histoire ! De votre rue, de votre quartier...Partout ailleurs, vous en trouverez pour vous raconter l'Histoire de votre bout d'herbe, de ce petit morceau de trottoir...A Paris, non.

A Paris, personne ne raconte. Personne ne sait:
un simple plan de métro.

Je suis déçu. Je voulais rester à Paris... Je n'ai rien vu, on ne m'a pas dit grand chose.

Je vais repartir. Etre étudiant...et puis, c'est tout.

+++

Pourtant, qu'est ce que je l'aime cette ville. Je ne veux pas partir au Canada comme tout le monde. Tellement con le Canada.

Mais , la nuit, Paris se rattrape...

Paris est une prostituée. Une pute, une vraie salope... Population de merde, mais des belles filles.

+++

Une ville pour les flics. Des clients et des loisirs: de beaux meurtres, des filles et des bars.

Ville ouverte... à tous. Mais qui ne se donne à personne. Simple histoire de baise et de fric.

Ridicule de vouloir lui faire des enfants. Immoral et dangereux. Les flics ne font pas de gosses aux putes: elles se font tuer avant.

Prendre son pieds et partir.





Par Tocqueville
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Lundi 5 février 2007
... c'est le chiffre du total des amendes infligées par le conseil de la concurrence aux entreprises françaises coupables d'entente illégale, contraire au principe de la libre conccurence.

Chiffre en hausse constante. Tout comme au niveau des organismes de contrôle européen.

Je ne comprends pas comment il se peut que d'un coté les intitutions cherchent à promouvoir un système économique que l'entreprise, de son coté, refuse par principe.

L'affrontement entre l'institutionnel et l'entrepreneur ne peut que susciter des réponses non-voulues, non-démocratiques , voire dissimulées de la part de l'entreprise.

D'autant que l'enjeu n'est pas tant de contrôler la sphère industrielle que la sphère finançière. Ce que plus personne n'envisage.
Par Tocqueville
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Mardi 13 février 2007
(brouillon: joyeux bazar non maitrisé que ce texte là...).

Au mauvais usage des mots, à l'appauvrissement de leur médiation avec le réel, il y a des causes.

Prenons un exemple de mot:

Racaille.  Oui, j'y reviens.

Le mot est utile et vrai, je trouve.
Il vient de la cité (pas le concept...): il distingue celui qui se bat ou qui attend contre son mur, de celui qui a choisi une voix plus glissante...

"Que de la racaille !"
 Tout se joue là: entre celui qui dit ça et choisit de résister, et celui qui a basculé. Distinguer, affiner, sélectionner...

La gamine de 16 ans qui voit son frère trafiquer ses barrettes et qui, calmement, dit "Que de la racaille...".
Grand bien lui fasse. Il lui reste un avenir. Elle a choisit de ne pas être solidaire, elle a choisit sa vie, contre celles des autres. Progrès.
Etape 1.

Et puis, il y a racaille chez les stars. "Nous sommes tous de la racaille !"
Ajoutons : des juifs, allemands, terroristes, spoliées etc. N'ayont pas peur de ces mots là, cela n'a de toute façon aucun sens, c'est à dire aucun rapport avec le réel.
Il faut se débarrasser de la racaille (Nicolas) est traduit par la banlieue n'est que de la racaille. Thuram insulté, salaud ! Nicolas démission !
Etape 2.

Quand on me demande de généraliser, je refuse, par principe. Manipulation: où est le réel dans ce dont tu veux me convaincre ?
Je ne dis pas que Nicolas est un bon ministre, mais que ceux qui lui répondent me prenne, moi, pour un abruti; ceux là que je pourrais haïr si je n'étais pas riche et doux; ceux là qui ont le goût des extrêmes, peu importe lequel...

Pourquoi voudrait-on que je généralise ? C'est mon avis et je le partage, mais si demain on prend les mots simplement pour ce qu'ils sont et que l'on arrête la théorie, certains vont en souffrir... Professionnellement.
L'économie de notre langage est ainsi faite.


Economie de sociologue chargé de rompre, pour ne laisser la place qu'au vide, à la caricature, au concert de charité. Au slogan et à la pub, au pire. " Nous sommes tous des..." Merci, c'est bon là.

Il serait passionnant d'étudier le rapport de Bourdieu au langage. L'un des très rare à s'être vertigineusement penché sur la théorie de ses mots. Atteindre la complexité. Ne pas distinguer, ne pas reproduire mais quel mots ? Quels autres mots ? Plongée abyssale....

Je n'en suis pas capable. Mais, a-t-il su par sa démarche, démonter détruire le principe de la caricature, de la classe sociale et des ses règles de formation, dont il a été lui-même, jeune étudiant, la victime...

Comment ne pas reproduire la communauté économique et scientifique ? Absurdité de la recherche.

N'a t il pas fait que de décrire, encore et encore... Incapable de désamorcer le phénomène. Dénoncer, rompre, détruire, mais décrire encore. Seulement.

Comment empêcher la gauche d'être elle-même élitiste ? y comrpis dans les mots, dans son jargon et ses théories ?

Comment se passer d'un comité central fournissant mots, idées, sens ?


Je préfère encore me distinguer que de mentir.
Par Tocqueville
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Mardi 13 mars 2007
Aujourd'hui, c'est cinéma !!!

Pour les rares qui ont compris un peu ce dont on parle sur ce blog, il est évident que je ne pouvais passer à coté de ce film, Saint Cyr donc, d'après le roman "la Maison d'Esther" de Yves Dangerfield.

Et commençons par dire que les trois rôles féminins principaux sont éclatants. Isabelle Huppert jouant Madame de Maintenon est impressionnante tout comme ses deux élèves principales, interprétées par Morgane Meuré et Nina Meurisse.

De quoi parle t on ?

De ce pensionnat de jeunes nobles, pauvres et sans éducation, parlant des patois incompréhensibles (et donc sous titrés ! Le jeu des toutes jeunes actrices parlant le patois est sidérant...) que Madame de Maintenon entend éduquer. Et éventuellement rendre libre.

Il s'agit donc d'éducation.

J'y ai vu, au delà de l'aspect historique du film, le traitement intemporel de la question de l'éducation des jeunes filles. Je dit bien filles, pas élèves ni garçon.Accèder au savoir, à la culture est une première chose; il s'agit de la première partie du film. Les sales petites filles vont devenir de belles demoiselles lettrées et ravissantes...


Et puis, à l'occasion d'une représentation d'Esther de Racine, devant le Roi et sa cours, devant les mâles et leurs courtisanes aussi, arrive ce qui doit arriver. L'oeuvre de Racine n'est pas pure, évidemment ... Les jeunes élèves, dont les deux héroïnes principales, ont parfaitement joué, trop bien joué... Jusqu'à exprimer de troubles sentiments qu'elles ont aussi l'âge d'avoir. Et, les favoris du Roi ont adoré ! Aussi se jettent-ils sur les comédiennes comme des morts de faim... Beaucoup s'amusent, Madame de Maintenon est atterée. Elle qui sait si bien ce qu'être une courtisane veut dire. Elle qui tentait le rachat de ses compromissions par le sauvetage de ces jeunes filles...

Et voilà que tout recommence ! Ses élèves sont au bord du gouffre. Oui mais, que doit-on dire, que doit-on faire pour préparer une demoiselle à passer à l'age adulte...???
Le sexe, puisqu'il s'agit de ça, Madame  de Maintenon n'en voulait pas pour ses élèves. Elle qui les touche, les embrasse, les adore pour ce qu'elles pourraient devenir et qu'elle n'est plus. Elle qui ne sait être ni Maître, ni maman, ni amie ...


Alors, bien sur le drame. Il va falloir protéger les jeunes filles contre elles-mêmes, solution idiote de refus. La religion extrême s'impose dès lors, violente et destructrice.
Là, le drame se joue à trois : Madame de Maintenon, et quête éperdue de pureté perdue, une demoiselle pure incarnée, totalement fragile, offerte et sans défiance et puis, son amie depuis le début, qui n'acceptera pas et ce faisant choisi de grandir; qui n'acceptera pas qu'on protège son amie contre elle même, qu'on la protège en lui interdisant tout.


Le pensionnat de Saint Cyr sera un échec total. Les jeunes filles finissent mariées à des vieux nobles comme le veut la tradition que Madame de Maintenon voulait contredire... ou bien tuées par la maladie  infectant le marais où était bâti le pensionnat.

Remarquons que le livre, lui, ne s'arrête pas là ! Il suit notre petite rebelle jusqu'à ses 32 ans... (la lecture est en cours mais je ne vous raconterais pas !).

Mais la question est là posée: comment se séparer de sa fille, de ses enfants, comment les lançer dans le monde tout en leur donnant prudence et liberté ? Comment ne pas leur interdire le sexe, le plaisir, tout en leur offrant des armes morales: la défiance, la confiance, la prudence ?

Un film en costûme d'époque, mais intemporel, sur fond de musique rock. Ce n'est pas génial, mais très réussi au vu de la difficulté d'un sujet  passionnant. Et des actrices mémorables... Un film de femmes.

(Un défaut: le traitement du Roi, époux et financier, et de ses favoris, totalement caricaturaux... La réalisatrice ne pouvait pas tout faire ?)
Par Tocqueville
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Jeudi 5 avril 2007
Il ne faudrait pas voir dans l'expression "Ordre juste", un simple slogan politique. Mais la reprise, en droite ligne historique, d'une vieille idée présente dans la philosophie chrétienne dès l'Ancien Testament.

L'ordre juste (donner à chacun ce qui lui revient) est plus récemment repris par Benoît XVI, dans sa première encyclique, pour confirmer que pour ce faire (donner à chacun ce qui lui revient), la séparation des domaines de l'Eglise et de l'Etat est un état de fait incontournable. Rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui appartient...

Benoît XVI confirme par là le rôle de simple médiateur de l'Eglise romaine dans la réalisation d'un ordre juste, avec le rappel et le soutien immédiat de la valeur d'amour et de charité.

Ces idées n'ont en soit rien de très novateur, mais permettent de confirmer, si besoin était, que Melle Royal est bien une moraliste, éventuellement en raison de son origine sociale, son adversaire étant en revanche un pragmatique.

Là, est selon moi, le vrai clivage.

Quelques liens...
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20051225_deus-caritas-est_fr.html
paragraphe 28...

(tout le reste de l'encyclique est très facilement lisible à titre d'information)

http://saintebaume.dominicains.com/article.php3?id_article=98
paragraphe 26 dans la partie Justice et charité (commentaire de l'encyclique).

Un bref texte, très simple et efficace, en guise de variation sur le mot de Justice.
http://judaisme.sdv.fr/perso/rdneher/justice.htm
Par Tocqueville
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Mardi 15 mai 2007
"Rien de ce qui mérite d'être prouvé ne se peut prouver ni désaprouver"

M de Unamuno.
Par Tocqueville
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Mardi 29 mai 2007
En plus du sexe et de la morale, il y a un truc qui me passionne et souvent me choque, c'est la violence.

Je veux parler de la belle, la pure, la désintéressée ... Pas la violence des séries policières, plus ou moins significatives, plus ou moins propagandiste (-dière?).

Non, celle des tueries dans les écoles américaines, celle des viols par surprise dans les parking du XVIème, celle des cours de récrée aussi ou des lycéennes qui font le grand saut par défi. Celle sur laquelle les metteurs en images adorent mettre de la musique classique...


Car, ces violences là passionnent le cinéma. On nous en a fait un shoot général ces derniers temps : Orange mécanique (pas eu le courage), Elephant (si on veut), Funny games (étonnant)... Ce dernier étant, de loin, largement au dessus du lot.

- "La fiction n'est pas la réalité mais toute fiction a sa réalité" se demande le sadique en guise de conclusion...
Haneke nous balance cela à la figure, nous laissant réfléchir, évaluer mesurer cette affirmation troublante.
Le complice et homme de main, de répondre
- "pfff n'importe quoi..."

A voir.

S'agissant d'ultra violence, cela ne vous fait pas peur ? Est-ce si sur ?

En écrivant cela, je pense à cette publicité pour un bouquet de chaînes du cable...Vous savez la jolie et terne employée de bureau qui vient tester la chaîne "larmes". Evidemment, ce type de scénario publicitaire est borderline...
Heureusement qu'il ne s'agissait pas de celle qui a dû tester XXL...

- C'est ici la chaîne gang bang ?
- Nous attendions plus que vous ! Entrez vite, ils sont en pleine forme aujourd'hui !!!
- Miam...slurp...mmmm...trop bon

Ou alors :

- (la même employée terne et jolie) Pardon ... je cherche la chaîne horreur, s'il vous plait ?
- Ah on vous attendais !
- Je suis un peu en retard...
- On a un peu commencé sans vous, l'envie était trop forte !
- Oula, mais il y a du sang partout !
- Oui, voyez on vient de découper un bras...
- Elle hurle fort... c'est qui ?
- On sait pas... On l'a trouvée devant une école, elle devait attendre sa fille...
- Je peux faire quoi ? Oh mais elle est enceinte !
- J'ai un couteau... voulez essayez ?
- Je n'ai pas trop l'habitude...
- Essayez ! Il faut bien apprendre.

So funny games ... Toute fiction a sa réalité.

Bon, ce qui m'intéresse là, c'est le couloir.

Elle marche, notre testeuse de films larmoyant. Autour d'elle, des bureaux...
Par thèmes, catégories ...encore et toujours : film de guerre (mais on ne voit pas la balle entrer dans la chair), moyen-age (style Kamelott aspetisé) etc...

Le couloir est donc la réalité: celle que je vis, moi, tous les jours: scène ordinaire de la vie d'employé, dont j'en reconnait les codes.
Le bureau lui est la fiction, le virtuel, le rêve...

Une simple porte fait la séparation. Fine...Vitrée... Limite Openspace; enfin non, là nous serions dans le passage à l'acte, justemment.

J'espère que dans votre tête, cette porte est fortement condamnée.
Contrairement à ce qui se passe dans cette jolie publicité...

Rendre le fictif accessible est pure folie.





Par Tocqueville
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Mercredi 30 mai 2007
Déjà les chiffres...

Suite à la loi de 2004 simplifiant la procédure, le nombre de divorce se monte à plus de 150 000 en 2005, dont la moitié selon la procédure simplifiée de consentement mutuel, qui enregistre un succès sans pareil (117 000 divorces en 1996; 139 000 en 2006; la loi en elle-même a fait exploser le nombre de divorces qui en 2006 redescend logiquement).

Pour commencer, il y a le coté fun...
Une histoire vraie : machin, ayant divorcé de machine, est resté en très bon terme avec elle. Il a maintenant une nouvelle compagne et tout le monde se retrouve pour fêter Noël et la Sainte famille. Délire. Top. Méga cool... Ensuite, pris d'un accès de romantisme, il revient à son premier amour, et se remet avec son ex-femme... Boum: remariage avec la même ! Rigolo, non ?
(Question: puis-je me taper ma belle-mère qui est trop bonne et qui n'est rien pour moi?)

Après, il y a le coté psy...
Là, ca craint un peu plus déjà. Nos psys préviennent...C'est pas parce que l'on se désabonne facilement de sa femme que les sentiments s'affaiblissent. On est des bêtes mais pas encore des machines. Ils en ont vus, nos psy, des divorcées hyper consentantes venir s'effondrer dans leur cabinet. Bon, vu qu'elles sont pas malades, ils ont fait un solitaire pendant qu'elles causaient...
Même consenti, c'est pas cool un divorce. Qu'il devienne une fête, et l'épouse larguée sera, en plus, niée dans son drame. Ta gueule, la pleureuse ! Tu bois et tu te tais. Happy hour pour les divorcées ce sooooooirrrrr !!!
(Question: la fête est-elle un appel au secours face à la solitude et à l'échec ?)

Quant on est amoureuse et larguée, on veut pourrir la vie des autres ... Tout le monde doit pleurer ! Si, au contraire, c'est la fête, elle devient quoi la déçue ? Comment fait-elle pour s'interdire de pleurer ?

Ensuite, le social...
Ca j'aime bien. C'est ma partie préférée... Parce qu'est c'est bas, pourri, mensonger.

Alors, comme ça, c'est pas grave ? C'est pas un échec ? Les mômes ça les dérange pas ? Trop rigolo d'avoir deux apparts... 2 papas et 2 mamans ! Trop top les anniv !

Et puis... au fait ... avec le célibat, je vais pouvoir me la donner grave sur Meetic (j'y reviens). Depuis le temps que j'attendais ça ! Ca fait bien 3 ans que je m'ennuie pendant que l'on ...

Je vais pouvoir faire la gamine, m'amuser !

Bien sur, les autres vont se féliciter avec moi ou me consoler; me mentir comme je me mens. Elles auront pitié... C'est à dire qu'elles seront contentes que le mauvais sort ne leur soit pas tombé dessus.
Les psy nous disent: "la conjugalité n'est plus confondue à la parentalité". Les traîtres ! traîtres à leur science....
(M'expliquerez la possibilité de pérennité du tabou de l'inceste dans ce nouvel ordre amoral; C'est parce que je suis père et mari que la conjugaison avec ma fille est impossible. Si papa a quitté maman, la place est libre non ? Elle a tellement besoin d'être consolée...Oedipe n'a même plus besoin de tuer son père: il s'est barré avec la secrétaire.).

Non; le divorce ne sera jamais une réussite. Tout comme le salaire et la culture, la richesse reste sanctionnée par la durée. Le Temps.
L'échec (du couple) face au Temps reste un échec. Un couple pérenne de 50ans contre un couple recomposé de 50 ans... qui gagne d'après vous, en terme de regard social ?
D'ailleurs chez les riches, on ne divorce pas: on se sépare. Parce qu'on conaît le prix de regard de l'autre, on sait ce qu'est l'envie. Les pauvres eux, n'ont pas les moyens de jouer avec les apparences. Faut bien vendre l'appart qui sera payé dans 20ans...
Je me rappelle ce que me soutenait mon popa a moua: dans son école, à lui, l'un des plus grands discriminants de réussite scolaire (après les différences initiales s'entend) est le divorce des parents.
Parce que voir Maman pleurer, ça donne pas envie de travailler. Aucune divorce librement consenti ne changera cette situation.

Les enfants de divorcés ont finalement quelque-chose de bizarre ... J'en avais presque peur, dans la cour de récré... Quelque chose de cassé, de dangereux; capables de tout. Ils sont un peu... en deuil, aussi. Perdu. Comme ceux qui ont perdu trop vite un parent. Certes on peut vivre avec... Certes quand il faut se quitter, le courage et la raison imposent de le faire.

Mais, rien ne sera jamais plus pareil. Alors, non, décidemment, je ne vois pas ce qu'il y a de cool et de festif la dedans.

Vos fêtes me font pleurer.



Par Tocqueville
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Lundi 23 juillet 2007

Ecran

Vitre


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Vitre 

Ecran

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