Vendredi 7 mars 2008
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15:44
Ce dimanche, les électeurs de Corbeil-Essonnes (91) auront à décider de la réélection ou non de la 4ème fortune française aux fonctions de Maire de leur si
riante commune, connue néanmoins pour souffrir de la présence problématique d'une cité sensible emblématique du paysage urbain français: les tarterêts.
A cette l'occasion le très malsain Daniel Mermet de la détestable radio périphérique France Inter (oui, quand on est malade, on écoute la radio) est donc allé faire un petit reportage in
situ.
A sa façon.
Oh rien de très nouveau somme toute: une reporter de Là bas si j'y suis aggressée en direct, des témoignage à foison de clientèlisme auprès des caïds de la cité, un adjoint frappé
dans son propre bureau, et un comble pour un grand patron, un budget annulé par le préfêt et transmis à la chambre régionale des comptes que parlera "d'insincérité"des chiffres (responsable
finançier viré pour le coup, plainte pour diffamation de l'intéressé...) et quelques petites affaires finançières ayant entraîné des visites de courtoisies de la part des juges d'instruction dans
les bureaux de la Mairie.
Ambiance.
Pour vous faire une idée par vous même:
Emission Dassault
(Vous pouvez commencer l'écoute à partir de la piste 4 pour le début du reportage).
On remarquera que si l'on ne partage pas les idées politiques de Daniel Mermet, on peut aussi reconnaître le courage certain du journaliste dont l'émission a été de diverses manières menacée
quant à sa diffusion. Il doit y avoir en ce moment à France Inter quelques directeurs qui ont un peu chauds à leurs fauteuils de direction...
Enfin, voilà donc l'un des vieux et emblématique patron du paysage industriel français, qui lorsqu'il est amené à gèrer une commune de quelques dizaines de miliers d'habitants, ne montre
rien de plus que de vulgaires méthodes de mafieux sicilien, brutales et archaïques.
Est-ce cela l'élite ?
Comment imaginer une aussi facile compromission entre l'un des plus grands capitaine d'industrie français et les petits connards des cités locales à 50 mots de vocabulaires par tête ?
En outre, bien évidemment, Serge Dassault prétend avoir des idées. Sur la presse notamment. Qui doit selon lui servir "à diffuser des idées saines... or, les idées de gauche sont des idées
malsaines". CQFD selon le mec qui a fait le Mirage, le Rafale et le Falcon.
On peut en déduire deux choses.
D'une part que le niveau politique et social d'un pays n'est en rien déterminé par son niveau économique. On peut être un grand chef d'entreprise et un incompétent politique fini.
Ensuite, que la démocratie est une chose très fragile. Daniel Mermet a failli se faire virer de la grille des programmes cette année et à mon avis, ils sont encore peu nombreux à oser avoir
l'indépendance d'une telle contestation politique.
Il suffirai d'un rien pour que ces faits ne soient pas connus, au delà de la rumeur locale s'entend. Car tout cela on ne le sait, depuis des lustres. Mais sur France Inter ca change tout,
parce que premièrement, sur un grand media, on ne peut pas diffamer.
Il est important qu'une presse totalement libre perdure, pourquoi pas sur internet (Arrêt sur image, Mediapart, Backchich dont est proche D Mermet par exemple etc) et il n'est pas un vain mot
que de dire que la presse qui vit sur la publicité ou qui est détenu par des grands groupes industriels n'est plus alors "qu'une presse de validation".
La réalité d'un journalisme d'investigation reste un marqueur flagrant de l'état démocratique d'un pays.
Et le service public, travaillant sur fond public, reste aujourd'hui l'un des meilleurs abris pour ce journalisme là.
Par Tocqueville
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