Présentation

 
Ici, on discute.
Sans titre et sans droit ... Même pas celui de la parole.
Il va donc vous falloir autre chose que des prétentions pour exister.
Merveilleuse aventure non ?

Deux thèmes vont, le plus souvent, constituer le contenu de ce blog:
morale et sexe; miam...!

Mais on parlera de plein d'autres choses, rassurez vous !

Les timides, n'hésitez pas à vous servir de ça aussi, je suis très gentil:

alexis.hilaire@hotmail.fr

Texte Libre

Blogueurs NON influents
Recommandé par des Influenceurs




 

Maintenant que vous êtes là, vous pouvez lire ce qui est écrit la dessous; c'est préférable.



Après, vous choisissez.

- Quand on est poli, on se présente. Une présentation signifie un prénom , un âge , une ville.

- Vous êtes là pour réfléchir, argumenter, dialoguer.

- Par principe, je ne vais pas être d'accord avec vous.

- Se taire. N'hésitez pas à venir dire votre hésitation, votre simple doute, voire même votre silence prudent...

- Les convaincus, prêcheurs, juges et autre militants n'ont aucune place ici. Ceux qui ont quelque chose à prouver vont avoir du mal avec moi. Ceux qui ont peur, qui hésitent, qui n'ont pas de prétentions peuvent s'asseoir... Il fait chaud ici.

- Ceux qui agissent, qui font ce qu'il peuvent, dans leur vie de tous les jours, sont aussi bienvenus.

- Les arguments comptent plus que vos idées. Si vous avez une idée, il y a de fortes chances pour que quelqu'un d'autre ait eu la même. En revanche, vos arguments sont peut-être intéressants.

- Langages SMS, phonétique ou sans orthographe : vous avez compris... Moi, j'ai le droit de faire des fautes, vous, non; toutefois, les spécialistes sont autorisés à venir faire leurs corrections.

- La censure est dure mais nécessaire. Peut être sera-t-elle même injuste ... Mais rassurez vous, cela ne fait pas mal.

- Si votre commentaire ne passe pas, recommencez ! Oui , il faut faire un effort.

- Soyez les bienvenus.
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mercredi 13 février 2008
Moi ma passion, c'est la Neuillophilie.
Et ça, au nouvel obs', ils l'ont bien compris.

Depuis que je travaille pas loin, je cultive la question de cette charmante bourgade française avec un intérêt non dissimilé. J'estime malheureux que tout le monde s'intéresse aux quartiers défavorisés par la vie et se moque des jeunes filles "bien" de la haute société neuilloise. Il faut savoir n'être pas tenté par le pire mais le mieux.

J'entendais hiers matin sur France Inter (radio que j'adore surtout quand elle est en grève: ils diffusent alors de la musique super sympa...) une chronique vitriolée du subtil Stéphane Guillon, nous narrant avec effroi les derniers faits d'émeutes et de violences urbaines qui ravagent notre commune favorite.

"deux serres-têtes (si vous connaissez la règle du pluriel des mots composés, prière de transmettre) tombés à terre, un sac Burbery éventré,  une broche arrachée...une nouvelle flambée de violence enflamme la banlieue ! retour sur des faits qui ont surpris l'ensemble des observateurs...!"

Qu'est ce qu'on rigole.

Mais, que se passe-t-il finalement ?

Bon, prenons le cas d'Arnaud Teullé par exemple. Lui, c'est le bon gars, élu au conseil municipal de longue date, soutien logique au candidat officiel de l'UMP, bien connu et bien vu des Neuillois. Jusque là, tout va bien.

Donc, il a dû soutenir Martinon-non-non. Automatiquement.

Mais voilà, sondage oblige, Martinon, trahit par les siens (la routine) est  mis sur le banc de touche. Arnaud Teullé, le fidèle aurait alors dû prendre le leadership de la liste UMP pour les municipales.
Et bien non ! Car à Neuilly, non seulement on se trahit les uns les autres, mais en plus la fidélité est punie !
Du coup,  l'annonce est faite du soutien par l'UMP de candidat naguère dissident de la droite local, un certain Fromentin, très apprécié des caméras et des photographes. Teullé, le fidèle, se retrouve en dissidence malgré lui. Autant dire, qu'il est ravi.


N'est -ce pas merveilleux la vie politique à Neuilly ?

Tout ça par la voix, bizarrement connue comme vous l'avez tous entendue, d'un certain Jean Sarkozy, 22 ans, comédient-élève de son état (sans rire). "Je vous demande de me faire confiance" qu'il chuchote comme son papa aux grand-mères friquées totalement amoureuses....

Oui, parce que voilà, en France on préfère les "fils-de" aux "parachutés", même porte-parole de l'Elysée. Ce qui rationnellement est une erreur. Une star de la politique, parachutée dans une commune inconnue, est une bénédiction pour celle-ci. C'est le gage de nouveaux soutiens "à Paris", d'un relationnel étoffé, d'un pouvoir plus important. Mais non, nous on préfère les "fils de". Si possible fils du petit village d'à coté, et s'il est pharmacien, médecin ou notaire, c'est le rêve... Un sorte d'orgasme démocratique, le bien-être citoyen absolu. Pourquoi ? Mystère.

Enfin si, la France reste un pays de notable. Une monarchie est révolution permanente et inachevée. On hésite quoi...

Donc, finalement il en va de la politique à Neuilly comme ailleurs, ni plus ni moins.

Tout ça pourrait constituer notre routine démocratique, être sans grande importance si Neuilly n'était pas la caricature de l'inégalitarisme à la française. En France, la commune la moins riche l'est 8500 fois moins que la plus riche (qui est Puteaux et non Neuilly qui arrive peu après...Mais à Neuilly, les habitants sont bien plus riche qu'à Puteaux en revanche). Autre donnée, 1 % des communes les moins riche (fiscalement parlant) le sont 44 fois moins que les 1 % des plus riche (source backchich).

On pourrait ajouter qu'il s'agit là d'un record d'Europe (mais cette remarque est en fait très ambigüe).

La question est donc simple: peut-on voler le fric des gens de Neuilly pour le refourger aux pauvres nazes du 9 cube ?
Difficile.

Il s'avère en tout cas que l'Etat a beaucoup de mal à le faire. Les impôts locaux ne sont pas redistribués au plan national (merci la décentralisation) et par ailleurs, l'Etat attribue un chèque considérable de 70 milliards d'euros au collectivités locales en raison de son désengagement d'un certain nombre de ses missions traditionnelles, décentralisation et dette oblige. Mais vu que ce désengagement est uniforme sur le territoire, il reste difficile de piquer du fric aux riches pour le filer aux pauvres (principe d'égalité du contribuable devant les charges publiques oblige).

Toutefois, il s'agit là d'un levier de changement social essentiel.
Ce n'est pas la loi des 20% de logements sociaux qui changera quoique que ce soit. Il ne se construit aucun logement à Neuilly. Ils sont peinards de ce point de vue là...

Seul un Etat central fort et égalitariste peu changer quelque chose à la vie politique et social de ce pays. Sinon, le pouvoir des "fils de" restera en place et l'argent continuera d'aller à l'argent.
Bien évidemment, cette analyse est totalement rétrograde (à la limite, je prône là une forme de communisme fiscal... je délire quoi). Or, nous rêvons nous au contraire de démocratie locale, de proximité et de transparence.

Donc, rassurez-vous, les pauvres vont le rester.
Martinon-non-non, Fromentin-c'est-bien !!!
Par Tocqueville
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Jeudi 7 février 2008
Finalement, je suis comme un vieux médecin alcoolique de campagne.

Je soigne, je conseille, je parle.
Je dis ce qui est bien et bon pour vous. Ca m'aide.

Vous écoutez, poliemment.

Je fais du bien, dans l'ensemble.
Je veux le croire.
Et puis, y a des guérisons bizarres, alors on me respecte.
Enfin, on continue à m'appeler.
Même s'il y  aussi les jeunes toubibs, mais plus loin, en ville.

Heureusement, d'ailleurs.
Ca me soigne un peu de vous soigner. Enfin, c'est ce que je me dis... J'ai du mal avec moi, plus qu'avec vous.


J'enguelle un peu le vieux curé du village qui ne comprend rien au monde qui l'entoure. On picole un peu ensemble, mais moi plus que lui. Lui il a tiré un trait sur la vie, donc il se fait moins mal à lui-même.

Je coucherai bien un peu de temps en temps, avec mes jolies malades, aussi.
Y-a des rumeurs pas jolies jolies qui traîent de ci de là...
La femme du notaire ... elle allait faire une connerie la pauvre.
Je suis comme tout le monde. Pas mieux.


Mais, on m'aime bien, je fais partie du décor.
Et puis, un jour à trois grammes, peut-être que j'irai me fondre dedans.
Et l'on se demendera si c'était vraiment un accident.
A force, ça devait arriver qu'on dira ...

Pourtant, c'était bien un accident.
J'avais justemment pris rendez-vous chez Maurice pour changer les pneus.
Le hasard tout de même...
Par Tocqueville
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Mardi 5 février 2008
Pour Socrate, finalement,  l'amour est une faim.
Tout simplement.

Il est donc fortement conseillé de ne pas s'offrir en pitance à l'amoureux qui vous veut.
Sous peine d'être mangé...

On en déduira inversemment que l'on a tout à gagner à  regarder celui ou celle qui ne vous regarde pas, qui ne vous veut pas, qui ne vous aime pas.
Car lui a priori ne vous veut aucun mal;  ni un bien qui n'est que sa conception du bien.

Voilà.
Maintenant, vous pouvez regarder votre conjoint et vous poser des questions. Avec qui vivez vous ? un prédateur ou une amie ?

Quant aux célibataires, enfin une stratégie bien plus efficace que Meetic: fuir celui qui prétend vous aimer.

Et courage pour la Saint Valentin...


(la suite  au prochain numéro...car je n'ai pas fini ! Lire Platon est un exercice lent. Mais sympa au demeurant)
Par Tocqueville
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Vendredi 1 février 2008
"
Tels sont les effets de l'amour:

aux amants malheureux, il fait paraître affligeant, ce qui pour le reste des hommes, n'est pas motif à chagrin, tandis qu'il force les amants heureux à faire l'éloge des choses qui ne méritent même pas qu'on y prenne plaisir
"

Phedre - Platon.
Par Tocqueville
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Mercredi 30 janvier 2008
Ce n'est pas moi qui le dit mais le nouvel obs'... Et dieu sait que je n'aime pas cet hebdo, sauf pour les annonces rencontres à la fin (surtout la catégorie méli-mélo ... là où l'on s'aperçoit que le bobo a une légère tendance à la partouze).

Mais cette fois, je me suis trouvé une étiquette, que dis-je une étiquette, une identité  !
Moraliste sarkophobe ! C'est tout moi. Il me sied ...

L'article sur le monde des sarkophobes est assez bon je trouve. Bien sur il y a de la caricature à toujours présenter les choses sous la forme d'étiquettes pour comprendre la politique.

Il n'empêche.

Il n'empeche qu'il y a une catégorie, un groupe cohérent aujourd'hui de sarkophobes, dont une partie grandissante de gens qui ont voté pour lui et qui se sont fourvoyés.  Je fais partie de ceux là.

Dans l'anti-sarkozisme non-primaire, il y a, selon le journal de la rive gauche, les purs républicains comme J.M. Quillardet, grand-maître du grand-orient de France (effaré par les propos de Riad), il y a ceux dès le début qui ont crié au loup comme JF Kahn et qui auront été les seuls vrais critiques de la campagne (un peu à coté de la plaque, mais le plus courageux d'entre nous !), les victimes (magistrats, flics, pêcheurs, z'yva etc),  les vrais victimes (Azouz Begag, Fillon, MAM), les ennemis (Villepin),  les pas mieux qui lui (Joey Starr ... Carla Bruni),  les moines  (sauf l'Opus) et les psy : ceux qui pensent que Sarko est le premier enfant-roi au pouvoir ...

Et précisemment, les psy, je commence de plus en plus à les écouter.


Je suis un moraliste. J'appartiens à ceux qui parlent du bien et du mal.
Comme Sarko a priori.
Au début, Sarko, on l'a écouté avec un intérêt énorme, parce-qu'il parlait du bien et du mal justemment ... Le problème est qu'il fait mine, qu'il ment. En réalité, il ne pense rien. Donc, il peut tout dire.

En tant qu'inféodés à la tendance droitière de paysage politique français, nous étions pour le changement et contre le conservatisme de gauche (il faut bien le dire comme ça). Encore que le changement, on s'en fout...

L'essentiel porte sur le fait de penser que les choses vont mal.
A gauche, on pense plutôt à maintenir ce qui peut l'être, y compris une certaine  image et position de la France dans le monde, la politique devenant un  bazar incompréhensible des idées d'hiers. La vraie domination (de l'argent, des mâles, des violents...), ca fait longtemps qu'ils s'en foutent. Le PS a pour clientèle les classes moyennes; voire hautement moyenne...genre lecteur du nouvel obs'.

Marx n'est pas en résidence au PS. Bien sûr.

Inversemment, oui, la crise de civilisation porte dans l'oreille des gens de droite, oui, l'espoir et la croyance sont des positions indépassables, et oui, la France tombe.


Mais, le Fouquet's, Bolloré et les pétasses polygames, ce n'est pas la culture de la droite ou de la gauche moraliste. Les cathos de gauche (ceux qui lisent la Croix et qui ont voté pour lui, ceux qui lisent Télérama et qui n'ont pas voté pour lui ... ) ont été choqués.

Y a eu erreur dans la commande...

Comme le dit Finkelkraut, qui a voté Sarko, quand on est président, on fait mine d'aimer le Louvre, on ne va pas à Disneyland.

Parce-que ... comment il font maintenant les tacherons sous-payés de l'Education Nationale pour intéresser les mômes à Courbet ? Bon, on s'en tape, certes parce que dans 10 ans, l'éducation sera privée.
Vous parlerez à vos profs au travers de grille (parce que vous êtes violents) et vous paierez les flics quand vous en aurez besoin... Vous l'avez voulu, Sarkozy vous a compris. Les idées ? Bof, un peu d'huile et ca passe...

L'horreur dans tout ça, c'est qu'un pauvre type comme Sarko se paie la tête de l'intelligentia française, universitaire notamment, et qu'elle n'y peut pas grand chose, à part soutenir ses propres étudiants... 300 ans de politique libérale pour en arriver à un Berlusconi représentant de toutes les fois et de toutes les lois, c'était bien la peine. La démocratie c'est fragile... Mais à ce point, je ne pensais pas.


Je commence à comprends une chose aussi.

La seule vraie analyse qui tienne aujourd'hui est une analyse psychiatrique. Les tentatives des vieux profs de Sc po afin d'essayer vainement de nous faire croire que Sarko appartient à la tendance bonapartiste de la droite devient ridicule... Sarko, il n'y a rien à en dire, intellectuellement parlant.

Tout comme les parents d'élèves, auteurs de 60 % des violences commises envers les profs, leur président ressort de la psychiatrie. Hyper actif, fou fourieux face à la critique, joueur, bourré de tics, ce type n'est juste pas à sa place ... C'est bien trop pour lui. Parce que président, c'est d'abord représenter et que Sarko ne représente rien du tout.

Dans quel état va t il mettre le pays ?
L'Etat, le pays, la Nation ?

Le psy le disent: il convient désormais d'avoir peur.

Il ne faut pas qu'une greluche fardée, chanteuse à deux balles, soit première dame de France. C'est la victoire de toute les bouffeuses de mac do en jean taille basse qui traient dans les galeries commerciales le samedi après midi en rêvant qu'un jour elle seront princesse ...

C'est la victoire de ce qu'on reproche d'habitude à la gauche: le nivellement par le bas. Le triomphe du moins disant culturel.

Contrairement à ce qu'il dit, mais définitivement je pense qu'il ment, Sarkozy, c'est la victoire de ceux qui ne croient en rien, qui n'espèrent rien, si ce n'est ... jouir, partout et tout le temps.

Oui, comme les psy, je trouve ça très dangereux...


Par Tocqueville
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Mardi 29 janvier 2008
... que les 4.9 milliards sont bien passés quelque part.

...  que Sarkozy à fêté ses 53 ans.

... que le Kenya est marqué par des affrontements.

... que Ségolène Royale ne va pas bien.

... qu'il y a moins de pétrole.

... que Poutine a éliminé toute opposition en Russie.

... que la France est riche.

... que les provinces  françaises sont pauvres.

... ce que veut dire backoffice, frontoffice et déboucler.

... que les explusions d'étrangers sont inhumaines.

... que les magistrats sont indépendants et de gauche.

... que les soldes c'est moins cher.

... qu'un pot de yaourt fait 125 grammes.

Sauf que non;
Vous y croyez juste.


Par Tocqueville
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Mercredi 23 janvier 2008
Prenons un couple bien sous tout rapport. Moyen quoi...

Comme ils s'aiment beaucoup, ils ont eu un bébé et habitent désormais dans un joli trois pièces parisien. Haussmanien tiens tant qu'on y est.

Bon comme la voisine du 6 ème est jolie, qu'elle travaille trop et qu'elle est célibataire, Monsieur se la tape.
Jusque là tout va bien.

Bon,  dispute,  bagarre de fille dans la boue, Monsieur part habiter chez sa Maitresse qui le vire au bout de deux jours, et là, divorce. Avec avocats pour faire ça bien.

Bon, avec la pension et son salaire de parisienne friquée, Madame garde le trois pièce. Justice est rendue.

Monsieur part à Montreuil, chez les bobos amis des Maliens, dans un deux pièces atypiques mais proche du métro pour pouvoir revenir à Paris le plus vite possible.

Conséquence: vos divorces font monter les prix de l'immobiler bande de nazes !!!

Nan sans déconner, j'entendais cet argument sur la cause de la hausse de l'immobilier de la bouche de Daniel Cohen (économiste à normal sup) ce matin et je me suis dit, mais bon sang mais bien sur, la société du divorce fait monter les prix des apparts....

Que si j'avais su, j'aurais fait capitaliste quand j'aurai été grand.
Avec vous, y a une de ces tunes à se faire...
Par Tocqueville
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Lundi 14 janvier 2008
"Tout drame personnel tend à vouloir se joindre au drame collectif, raison de la politique et négation du problème originel"

(J'ai modifié la fin, parce que j'avais envie).

J'aime beaucoup cette phrase.  Ca fait très sujet de culture générale à Science Po Paris, et encore, ils ne sont pas toujours aussi beaux ...

Je ne vais pas vous faire pour autant la dissertation correspondante, avec toutes les références des philo politiques et de sociologie qui vont bien pour discuter l'affirmation. Simplement, cette phrase me touche parce qu'à la fois, elle est très proche de moi et, qu'elle m'exaspère profondement.

Alors quoi ? Si je choisis de m'engager au coté de Ségolène Royal, si je pars aider les enfants tchadiens,  si tout simplement même, j'entreprend de parler publiquement, est-ce en raison d'un conflit, d'un drame, d'une cassure personnelle ?
Quant à moi, j'estime qu'on observe ce phénomène tous les jours. La plupart des personnages publics le sont en raison de drames personnels, par processus de conjuration, de thérapie par l'engagement.


Quand vous dénoncez, je me demande toujours de quoi vous souffrez tant ... 

Benazir Butto, le cul de Beauvoir, les baleines,  le darfour, le Paris-Dakar,  les sans-papiers,  votre ordinateur pourri au travail ... scandaleux ? Hum, qu'est-ce qui ne va pas les amis ? Il y a un problème ?

Quand on prend son RER tous les jours pour travailler dans un bureau d'assurance dans le 8ème arrondissement, j'ai du mal à croire à votre engagement pour urgencedarfour... Je ne dis pas que c'est mal, mais je pense, qu'en ce qui vous concerne, ça ne va rien résoudre.

La démocratie serait finalement ce régime politique qui prend en charge les problèmes des gens, ou plutôt, c'est ce régime inventé par eux pour s'occuper des problèmes indivudels, tout en ne disant rien de la vérité de l'homme. Les affaires scandaleuse du monde sont sanctionnées par la démocratie mais les drames intimes des citoyens eux sont ainsi bien mieux passés sous silence.

On vit, mal, mais au moins on peut se plaindre.

L'individualisme, on en parlait, est cette fantastique théorie qui a fait de l'individu un roi pour mieux le faire taire, nier la réalité de la personne, et le rendre politiquement gérable. Escroquerie. Simple méthode mensongère de gouvernement.


L'individu n'existe que parce-qu'il est malheureux. Il désire, baise, consomme, avance, progresse, invente, fonce... Jamais d'arrêt, jamais de paix, jamais, angoisse absolue, de silence.  Il faut parler et avoir une liste gigantesque de contacts sur son portable  ou sur msn...(Ne niez pas, les publicitaires le croient et ont des preuves; ils ont plutôt intérêt).

Il est plus facile de parler à des millions de téléspectateurs ou de prendre rendez vous chez un psy, ou encore de porter plainte,  que d'entrer dans une Eglise. L'Eglise... Le vide, le silence... Essayez donc d'entrer à 10 heures du matin dans votre Eglise de quartier, quand il n'y a personne à l'intérieur. Et racontez moi ce qui c'est passé... L'Eglise, elle, ne nie pas vos problèmes, ne "vous" donne pas la parole pour vous détendre et ne rien entendre. Elle existe, vous renvoie à vous même et offre une parole justement, qui ne peut pas faire de mal. (Je ne prêche pas, c'est un constat, un exemple... Aller à la pêche à la truite reviens à peu près à la même chose).

Croire plutôt que soigner. Soigner ?  Le premier qui veut me soigner prend mon poing dans la figure... Quel manque de respect.

Partout, on nous donne la parole. Manquerais plus qu'ils nous la vendent encore ! Mais pourquoi diable aurai-je quelque chose à dire ? Parler ... euh non, merci, ça va bien moi... Il n'y a pas grand chose à dire de toute façon.  J'exècre ces gens qui critiquent la morale et qui passent leur temps à dire ce qui est important ou non. Personnellement, je crois qu'il n'y a que très peu de choses importantes  (mais la morale est passionnante); et encore moins de choses dignes d'être parlées.

Si  ! On peut parler pour ne rien dire, pour resserer le lien social, pour maintenir la cohésion du groupe. C'est important ... vital peut-être même. Ce bruit léger des conversations de filles qui ne causent que par plaisir d'être ensemble ... Le premier rationnaliste qui critique mériterait de bouffer ses dîplomes pour l'usage déplorable qu'il en fait (je me demande si c'est pas de l'auto-critique ça).

Malgré tout, sans mentir, j'ai deux trois choses à dire quand même. J'avoue.

D'abord à ma mère: "je t'aime". Pour la quitter.
A mon père: " Pauvre type va ... je te méprise." Pour le retrouver.

Ceci dit, je ne vois pas l'intérêt d'en faire une philosophie politique pour autant. Ma liberté ne dépend de rien d'autres que de ces quelques mots, et certainement pas de vous. Tous les théoriciens de la liberté à mon avis sont fous ... Enfin, disons qu'il faudrait connaître leur drame pour les comprendre.

La vérité est simple, crue, dure. C'est comme une matière première.
L'usage qu'on en fait n'est qu'un aléas ponctuel et, oui, "individuel".

Je ne veux pas être libre, je ne veux pas voter, penser, être juge et indépendant, autonome et performant. La seule chose que je désire, c'est la silhouette chaloupée des filles ... Je ne suis pas un héros démocratique, concerné par tout, ayant un avis sur tout, bon orateur avec toujours l'argument qu'il faut. Je ne suis pas un homme sans drame originel, je suis pas que pure action, pur progrès, pure force de changement.

Alors, il se peut, finalement, que je sois libre.
Mais, vraiment, ça ne m'intéresse pas.

Ma mère, les filles, ma fille peut-être un jour...
Voilà ma vie.

Les reste n'est que spectacle. Peut-être même pas... Vide.
Alors, à chacun son style de vide.
Moi, je préfère celui des Eglises.
Il me va bien.

(note susceptible d'évoluer).
édit: dites, vous avez lu vraiment ou vous vous en foutez ? nan parce que les fautes, c'est insupportable !
Par Tocqueville
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Vendredi 11 janvier 2008
"Tout drame personnel tend à vouloir se joindre au drame collectif, raison de la politique et négation généralisée du problème fondamental".

Il y a des phrases comme ça que vous voudriez véritablement avoir écrite avant celui qui l'a rédigée.
L'auteur c'est Lui.
Je pense que je vais réfléchir la dessus tout le week end ...
Par Tocqueville
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Jeudi 10 janvier 2008
Ce n'est pas parce que je suis triste, ou spécialement ému.

C'est plus à comparer avec la découpe des oignons. La vibration de la voix, surtout féminine, me fait chialer. J'y peux rien, c'est simplement physique. J'ai l'air fin du coup... Alors attention ! Ca n'arrive pas si ce que j'entend est enregistré. Les enceintes de ma chaine Hi-Fi ne me font rien de tout. Car physiquement, ça ne vibre pas...

En revanche, quand,  comme hier soir, j'entend ça:



Ben, je gère pas. C'est très étrange comme sensation, la vibration qui vous traverse le corps...

Et le problème, c'est que ce n'était pas à l'Opéra, où on pleut pleurer tranquillement, peinardement, sans peurs et sans reproches...

Mais ici:

http://www.lebelcanto.com/

La fourchette suspendue devant ma bouche, les deux mezzos sopranes derriers moi qui se répondent sur l'air du "duo des fleurs" entre Lakmé et Mallika, du compositeur Delibes, et bien, j'ai essayé de lutter, devant le regard mi-amusé mi-impatient de Tockette...

Et puis, j'ai dû reposer la fourchette.

On ne rigole pas.

Par Tocqueville
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