Ce n'est pas moi qui le dit mais le nouvel obs'... Et dieu sait que je n'aime pas cet hebdo, sauf pour les annonces rencontres à la fin (surtout la catégorie
méli-mélo ... là où l'on s'aperçoit que le bobo a une légère tendance à la partouze).
Mais cette fois, je me suis trouvé une étiquette, que dis-je une étiquette, une identité !
Moraliste sarkophobe ! C'est tout moi. Il me sied ...
L'article sur le monde des sarkophobes est assez bon je trouve. Bien sur il y a de la caricature à toujours présenter les choses sous la forme d'étiquettes pour comprendre la
politique.
Il n'empêche.
Il n'empeche qu'il y a une catégorie, un groupe cohérent aujourd'hui de sarkophobes, dont une partie grandissante de gens qui ont voté pour lui et qui se sont fourvoyés. Je fais partie
de ceux là.
Dans l'anti-sarkozisme non-primaire, il y a, selon le journal de la rive gauche, les purs républicains comme J.M. Quillardet, grand-maître du grand-orient de France (effaré par les propos de
Riad), il y a ceux dès le début qui ont crié au loup comme JF Kahn et qui auront été les seuls vrais critiques de la campagne (un peu à coté de la plaque, mais le plus courageux d'entre nous !),
les victimes (magistrats, flics, pêcheurs, z'yva etc), les vrais victimes (Azouz Begag, Fillon, MAM), les ennemis (Villepin), les pas mieux qui lui (Joey Starr ... Carla Bruni),
les moines (sauf l'Opus) et les psy : ceux qui pensent que Sarko est le premier enfant-roi au pouvoir ...
Et précisemment, les psy, je commence de plus en plus à les écouter.
Je suis un moraliste. J'appartiens à ceux qui parlent du bien et du mal.
Comme Sarko a priori.
Au début, Sarko, on l'a écouté avec un intérêt énorme, parce-qu'il parlait du bien et du mal justemment ... Le problème est qu'il fait mine, qu'il ment. En réalité, il ne pense rien. Donc, il
peut tout dire.
En tant qu'inféodés à la tendance droitière de paysage politique français, nous étions pour le changement et contre le conservatisme de gauche (il faut bien le dire comme ça). Encore que le
changement, on s'en fout...
L'essentiel porte sur le fait de penser que les choses vont mal.
A gauche, on pense plutôt à maintenir ce qui peut l'être, y compris une certaine image et position de la France dans le monde, la politique devenant un bazar incompréhensible des
idées d'hiers. La vraie domination (de l'argent, des mâles, des violents...), ca fait longtemps qu'ils s'en foutent. Le PS a pour clientèle les classes moyennes; voire hautement moyenne...genre
lecteur du nouvel obs'.
Marx n'est pas en résidence au PS. Bien sûr.
Inversemment, oui, la crise de civilisation porte dans l'oreille des gens de droite, oui, l'espoir et la croyance sont des positions indépassables, et oui, la France tombe.
Mais, le Fouquet's, Bolloré et les pétasses polygames, ce n'est pas la culture de la droite ou de la gauche moraliste. Les cathos de gauche (ceux qui lisent la Croix et qui ont voté pour lui,
ceux qui lisent Télérama et qui n'ont pas voté pour lui ... ) ont été choqués.
Y a eu erreur dans la commande...
Comme le dit Finkelkraut, qui a voté Sarko, quand on est président, on fait mine d'aimer le Louvre, on ne va pas à Disneyland.
Parce-que ... comment il font maintenant les tacherons sous-payés de l'Education Nationale pour intéresser les mômes à Courbet ? Bon, on s'en tape, certes parce que dans 10 ans, l'éducation
sera privée.
Vous parlerez à vos profs au travers de grille (parce que vous êtes violents) et vous paierez les flics quand vous en aurez besoin... Vous l'avez voulu, Sarkozy vous a compris. Les idées ?
Bof, un peu d'huile et ca passe...
L'horreur dans tout ça, c'est qu'un pauvre type comme Sarko se paie la tête de l'intelligentia française, universitaire notamment, et qu'elle n'y peut pas grand chose, à part soutenir ses propres
étudiants... 300 ans de politique libérale pour en arriver à un Berlusconi représentant de toutes les fois et de toutes les lois, c'était bien la peine. La démocratie c'est fragile... Mais à ce
point, je ne pensais pas.
Je commence à comprends une chose aussi.
La seule vraie analyse qui tienne aujourd'hui est une analyse psychiatrique. Les tentatives des vieux profs de Sc po afin d'essayer vainement de nous faire croire que Sarko appartient à la
tendance bonapartiste de la droite devient ridicule... Sarko, il n'y a rien à en dire, intellectuellement parlant.
Tout comme les parents d'élèves, auteurs de 60 % des violences commises envers les profs, leur président ressort de la psychiatrie. Hyper actif, fou fourieux face à la critique, joueur, bourré
de tics, ce type n'est juste pas à sa place ... C'est bien trop pour lui. Parce que président, c'est d'abord représenter et que Sarko ne représente rien du tout.
Dans quel état va t il mettre le pays ?
L'Etat, le pays, la Nation ?
Le psy le disent: il convient désormais d'avoir peur.
Il ne faut pas qu'une greluche fardée, chanteuse à deux balles, soit première dame de France. C'est la victoire de toute les bouffeuses de mac do en jean taille basse qui traient dans les
galeries commerciales le samedi après midi en rêvant qu'un jour elle seront princesse ...
C'est la victoire de ce qu'on reproche d'habitude à la gauche: le nivellement par le bas. Le triomphe du moins disant culturel.
Contrairement à ce qu'il dit, mais définitivement je pense qu'il ment, Sarkozy, c'est la victoire de ceux qui ne croient en rien, qui n'espèrent rien, si ce n'est ... jouir, partout et tout le
temps.
Oui, comme les psy, je trouve ça très dangereux...